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Coup d'envoi le 24 février 2001
Les travaux du nouveau parc agroalimentaire, plus communément appelé " le marché aux poissons ", commenceront officiellement par la démolition d'un ancien mur de séparation.
Pour l'occasion, nous inviterons en priorité les poissonniers qui ont manifesté leur intérêt pour le projet par le passé. Ils suivent notre démarché depuis des années et attendent avec impatience le début des travaux. Mais l'événement est également très attendu par d'autres représentants du secteur, par la presse et par les responsables politiques bruxellois.
Voici peu, les spécialistes des produits de la mer ont une nouvelle fois manifesté leur enthousiasme pour le projet anderlechtois d'un nouveau marché de gros pour le poisson.
A l'étranger également, la perspective d'une synergie entre viande et poisson a suscité un vif intérêt. Même Rungis (près de Paris, qui reste le plus grand marché aux poissons pour cette partie de l'Europe) observe avec curiosité la manière dont Anderlecht s'y prend pour organiser et aménager un marché de gros pour le poisson à l'aube de ce vingt et unième siècle. Plusieurs représentants du secteur sont venus des Pays-Bas et de Finlande afin de visiter le site et certains envisagent même d'établir un point de distribution dans la capitale de l'Europe.
Le nouveau marché de gros pour les produits de la mer s’adresse en premier lieu aux restaurateurs, aux traiteurs et aux commerçants de la Région bruxelloise et d’ailleurs. Le site réunissant les abattoirs, le marché de gros, le marché aux bestiaux et le marché de la viande est fréquenté chaque semaine par plus de 2.800 professionnels. Désormais, ces derniers y trouvent également des poissons, des coquillages et des crustacés. C’est que la demande de produits de la mer ne cesse de croître, en particulier dans l’horeca. Le Belge moyen consomme en effet plus de la moitié de ses 19 kg annuels de poisson au restaurant. Et ce n’est un secret pour personne que dans ce domaine, c’est Bruxelles qui détient la palme.
L’insuffisance criante de l’offre locale est à présent palliée par la construction de ce marché aux poissons. La diversification des activités à Anderlecht conduira sans aucun doute à une plus grande affluence parmi les clients professionnels. En plus du poisson, les abattoirs cherchent également des exploitants de points de vente proposant d'autres produits alimentaires, qui ne sont actuellement pas encore disponibles à proximité de nos installations.
Parmi les grossistes intéressés, certains prédisent au marché un rôle encore plus important. En effet, les acheteurs du nord de l'Europe doit encore s’adresser aujourd’hui à Rungis pour ses fournitures en poissons de Méditerranée et d’Afrique occidentale. Avec le Marché aux Poissons, leur point d’approvisionnement remontera sensiblement vers le nord. A leurs yeux, Anderlecht peut devenir un centre de distribution international de poissons exotiques pour l’Europe septentrionale, sans pour autant négliger la demande substantielle sur le marché bruxellois proprement dit, avec ses innombrables ambassades, organisations internationales et entreprises transnationales.
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En 1997, on repartit donc courageusement à la recherche de concessionnaires potentiels. Mais les temps avaient changé. Bon nombre de grossistes en poisson se remettaient à peine de l’expérience traumatisante de l’adaptation aux nouvelles normes européennes, avec l’obligation de renouveler leurs installations, et toutes les difficultés financières qui s’en suivirent. Le projet n’arrivait donc pas vraiment au moment le plus propice. Notre pays venait en outre d’instaurer une nouvelle politique en matière de permis d’environnement, de permis de bâtir et d’urbanisme. Il a donc fallu revoir tous les plans du projet et réintroduire des demandes pour l’ensemble de l’entreprise. Entre-temps, un nouveau permis d’environnement nous a été délivré en septembre 1998 et l’année dernière, la S.A. Abatan est également devenue propriétaire des terrains où sera édifié le nouveau marché aux poissons (avant cela, ils appartenaient à la commune d’Anderlecht, au même titre que les terrains du marché aux bestiaux et des abattoirs).
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